Le dimanche 25 mars
Celui qui offre un bonheur différent a comparé la fin de sa vie à un grain de blé tombé en terre, qui meurt mais qui porte des fruits… Un jour, j’ai eu une belle définition de l’espérance. Aux funérailles de sa grand-mère, sa petite fille adolescente lui rendait hommage. Elle termina ainsi son témoignage : « Un jour, grand-maman nous continuerons ce que nous avons commencé »… N’est-ce pas cela l’espérance que la vie est plus forte que la mort et que c’est elle qui a le dernier mot?
Le lundi 26 mars
Un auteur écrit : « Où trouver la nourriture apaisant notre faim, celle de notre esprit et de notre cœur? Où saisir la source déversant son perpétuel jaillissement de vérité et de beauté? Comment toucher l’amour fidèle à ses promesses et brûlant des ardeurs du commencement? Comment offrir le meilleur de soi sans se racornir sous la sécheresse de l’égoïsme? (Hari A. et Singer. Chemins de Pâques 2006, Éditions du Signe, p. 83)
Le mardi 27 mars
La prière est le dernier recours du pauvre… pauvre de cœur, pauvre d’esprit, celui à qui l’on refuse le droit de boire et de se nourrir, d’avoir un toit, une terre, un avenir. C’est le cri des esclaves dans la grande civilisation égyptienne que Dieu a entendu. Il a fait d’eux son peuple qu’il a libéré de l’esclavage et amené en Terre promise. C’est pourquoi ce Dieu se définit ainsi : « Je suis celui qui suis. »
Le mercredi 28 mars
Le cheminement humain et spirituel ne se fait pas sans hésitations et sans peur. La rencontre de l’autre qui est différent peut nous révéler nos peurs ou se vivre sous le mode de la confiance. C’est souvent davantage le choc nos ignorances que celui de nos différences qui refait surface. Dans cette montée vers Pâques, fête de la vie, refusons de nous laisser guider par la peur. Faisons confiance en la vie qui grandit en nous, peu importe notre âge et notre condition.
Le jeudi 29 mars
« Recherchez sans trêve la face du Seigneur », tel est le cri du psaume 104. Le souvenir des traces de Dieu dans nos vies alimente notre foi en l’avenir. Même si quelquefois, ce Dieu amour nous apparaît absent ou discret, l’invitation à le chercher n’en est que plus actuelle.
Le vendredi 30 mars
Parce que la vie est menacée, parce que la société exclut le faible et le petit, parce que les croyants ne reflètent pas toujours l’alliance de Dieu, des prophètes se sont levés pour dire ce qui n’allait pas. Ils n’ont pas toujours été écoutés. À nous, aujourd’hui, est lancé cet appel à voir dans notre société les valeurs évangéliques en action et, à y discerner où elles doivent être semées.
Le samedi 31 mars
Le prophète Ézéchiel partage le grand rêve du Dieu de Jésus : Je vais les rassembler de partout et les ramènerai sur leur terre… »
Pour des centaines de personnes exilées et réfugiées, ce rêve est une promesse d’espérance. Pour les pays d’accueil, c’est sur leur terre que cet accueil des immigrants doit se manifester. Ainsi, citoyens ou étrangers, la terre doit vraiment devenir notre demeure. Et la séparation entre ceux d’ici et ceux d’ailleurs n’existera plus, puisqu’il n’y aura qu’une seule humanité toujours aimée de Dieu.