Mgr Christodoulos affirme l'importance du dialogue oecuménique et d'une identité et d'une mission renouvelée
L'Évêque d'Athènes et de toute la Grèce , Monseigneur Christodoulos, a affirmé le besoin d'une rencontre et d'un dialogue ocuménique. Il a également appelé à une nouvelle articulation entre l'identité chrétienne et la mission afin de faire face aux défis contemporains.
S’adressant, dans son message d’ouverture, aux 700 participants de la Conférence Mondiale sur la Mission et l’Evangélisation, qui se tiendra du 9 au 16 mai, Christodoulos les a accueilli à cette rencontre « importante et opportune en raison des multiples défis auxquels tous les chrétiens sont confrontés aujourd’hui ».
Le chef de l’Église (Orthodoxe) de Grèce a insisté : « nous sommes résolus à associer nos forces à celles d’autres chrétiens pour participer au dialogue et au témoignage commun » « nonobstant l’amertume que nous avons pu éprouver pour les activités missionnaires agressives et les actions hostiles dirigées contre notre peuple » par le passé.
« Nous, orthodoxes, ne nous contentons pas de tirer profit de la rencontre et du dialogue œcuméniques : nous présentons des défis qui ont leur source dans notre longue expérience historique de la mission et dans notre théologie de la mission, née à l’époque des premières communautés chrétiennes », a-t-il ajouté.
Toutefois, a-t-il précisé « le monde dans lequel nous vivons n’est plus, dans bien des cas, celui où notre Église a autrefois vécu et a élaboré sa théologie et sa pratique de la mission ». Monseigneur Christodoulos a donc souligné le besoin « de réaffirmer, d’une manière nouvelle, à la fois notre identité et notre mission de chrétiens – sans, bien entendu, transiger sur notre foi ».
Parmi les nouvelles réalités auxquelles doivent faire face les Églises aujourd’hui, il a souligné les effets de la mondialisation, les mouvements croissants de populations, le fait que toutes les sociétés deviennent multireligieuses ainsi que les conséquences du terrorisme et de la guerre contre celui-ci. Tous ces défis doivent pousser les Églises à redécouvrir leur voix prophétique.
« Lorsque les pauvres sont de plus en plus pauvres alors que les riches sont de plus en plus riches, lorsque les hommes politiques et les économistes affirment que leurs décisions et leurs actions (pour ce qui concerne tant la guerre que l’économie) sont ‘historiquement inévitables’ », l’Église doit « se ranger dans le parti de la paix, des pauvres, des marginalisés et des sans-pouvoir », a-t-il déclaré.
Monseigneur Christodoulos a également souligné les travaux de la Commission spéciale sur la participation des Orthodoxes au sein du COE et a affirmé qu’une « nouvelle ère est en train de s’ouvrir dans les relations entre le COE et les orthodoxes ».