DOSSIER :2005 : l’année des deux papes ! Jean-Paul II (1920 -2005)
Aux gestes significatifs Baiser le sol : le premier geste de Jean-Paul II lors de l’arrivée dans un pays visité. Ce baiser du sol deviendra le baiser de la terre car le pape ne peut plus se mettre à genoux. Mais le sens reste le même évoquant la présence de Dieu. Bénir : un geste qu’il posera des milliers de fois particulièrement devant les malades et les enfants. Et il semble qu’il bénissait le pays selon la langue locale. Lorsqu’il se trouve dans l’avion papal, le pape regarde souvent par le hublot et fait un geste de bénédiction sur la terre au-dessous. Interpeller : Jean-Paul II le fera souvent, particulièrement lorsque les situations sont intenables. Cet appel lancé lors de sa visite en Haïti en mars 1983 n’est pas resté sans lendemain : Il faut que quelque chose change ici. Rencontrer : «Jean Paul II, le plus grand pape interreligieux, a chamboulé les relations, souvent tendues, entre catholiques et juifs. En avril 1986, dans la synagogue de Rome, il s’adresse à « nos frères préférés ». En mars 2000, il met en pratique l’acte de repentance – « pardon à Dieu » pour ceux, les chrétiens, qui ont fait souffrir « la descendance d’Abraham » lors de son voyage exceptionnel en Terre Sainte. Au préalable, il avait établi des relations diplomatiques avec Israël – refusées jusque-là par le Vatican –, rencontré Arafat, reconnu l’Organisation de libération de la Palestine et lancé de nombreux appels pour la paix. Les implications politiques pour le Vatican sont considérables. Bénéficiant de la confiance des autorités israéliennes et palestiniennes, grâce à Jean Paul II, le Vatican peut désormais prétendre au statut de médiateur. Ce qui n’est pas rien...» (Témoignage chrétien 2005).