GRAND DOSSIER :
L'Église du Christ subsiste dans l'Église catholique. De certains aspects de la doctrine sur l’Église
Lettres: Un pape qui ose
par Benoît Descôteaux, Montréal, le 11 juillet 2007
Source : Le Devoir, édition du jeudi 12 juillet 2007
Benoît XVI s'expose aux critiques avec des décisions que plusieurs observateurs considèrent comme un retour en arrière. Pensons au rétablissement de la messe en latin et à l'affirmation de l'Église catholique romaine comme l'unique Église du Christ.
Revenons brièvement sur chacune des positions du pape actuel. D'abord, ce n'est qu'une ouverture à la messe en latin pour les rares collectivités chrétiennes qui y tiennent absolument. Un vrai retour en arrière aurait condamné la messe célébrée dans les langues parlées par les pratiquants de partout dans le monde. Ce n'est pas là ce que le Saint-Père a décrété. Et les croyants convaincus ne seront pas scandalisés de voir Benoît XVI leur dire qu'ils appartiennent à l'unique Église du Christ. C'est ce qu'ils affirment régulièrement dans la récitation du Credo: «... Je crois en l'Église une, sainte, catholique et apostolique...»
Toutes les personnes en position d'autorité rencontrent sur leur route des gens qui contestent leurs décisions. Le pape ne fait pas exception. Il est bien qu'il en soit ainsi. À chacun, en son âme et conscience, de se positionner par rapport aux discours différents qui circulent. Dans une Église qui se veut au goût du jour, que cela plaise ou pas, il nous faut admettre que Benoît XVI est un pape qui ose, là où trop de dirigeants catholiques s'écrasent par crainte de déplaire.