Lundi, 20 Mars, 2017 - 13:06
Les dix évêques catholiques de l’Atlantique effectuaient leur visite ad limina à Rome du 13 au 18 mars. Ce fut l’occasion de s’asseoir 90 minutes avec le pape François. Une expérience marquante, ont-ils confié.
 
L’évêque d’Edmundston (Nouveau-Brunswick), Mgr Claude Champagne, a indiqué avoir reconnu l’auteur de l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium. Selon lui, ce document de 2013 est «très pastoral». «Nous avons reconnu encore l’homme avec cette expérience pastorale», a-t-il commenté au sujet de leur rencontre du 16 mars.
 
«Il était très intéressé par ce que nous avions à lui dire et il était disposé à partager avec nous ses expériences comme évêque. C’était beaucoup comme être avec un grand frère», a ajouté Mgr Peter Hundt, de Corner Brook et Labrador (Terre-Neuve).
 
Après une heure de rencontre, les évêques canadiens ont commencé à regarder leur montre. Le pape a demandé s’ils devaient partir. Ils ont répondu «non, mais nous pensions que vous le deviez». Le pape a répondu que rien ne pressait et qu’il avait le temps.
 
«On avait l’impression que c’est un homme qui a eu les mêmes expériences que nous», a dit Mgr Brian Dunn, d’Antigonish (Nouvelle-Écosse).
 
Mgr Champagne a ajouté que cette attitude d’écoute et de partage a aussi prévalu dans leurs rencontres avec les différents responsables de la Curie. En 2006, lors de la précédente visite ad limina, l’ambiance n’était pas aussi conviviale. «Cette fois-ci ils essayaient de comprendre. ‘Où vivez-vous? Quel est votre contexte?’ Très respectueux», a-t-il précisé.
 
Les évêques de l’Atlantique ont indiqué qu’il avait largement été question de l’aide à mourir et de l’attitude pastorale à adopter avec les personnes qui demandent l'aide à mourir lors de leurs discussions avec les membres de la Curie.
 
En revanche, il fut surtout question d’évangélisation et de tendre la main aux jeunes lors de leur discussion avec le pape.
 
«Il nous a vraiment encouragés à être patients, à cheminer avec les gens qu’on rencontre, à chercher à être avec eux là où ils sont et à réaliser qu’il faut du temps aux gens pour approfondir leur compréhension de la foi et pour connaître Dieu, sa présence et son amour dans nos vies», a poursuivi Mgr Hundt.
 
Mgr Champagne a qualifié le pape «d’encourageant». «Il nous dit de ne pas être pessimistes. Qu’il y a la force de la Résurrection. Oui, il y a des moments difficiles, mais nous sommes rassurés par la foi que Dieu est là à l’œuvre. Le pape a dit cela plusieurs fois.»
 
L’évêque d’Antigonish a soutenu que malgré les nombreuses rencontres, la visite n’est pas un voyage d’affaires. «Nous considérons tous cela comme un pèlerinage.» Pour lui, il s’agit de porter avec eux tous les prêtres, diacres, personnes ordonnées et laïcs de leurs diocèses. «Alors il y a l’impression que nous apportons toutes les préoccupations de nos diocèses ensemble. C’est un pèlerinage spirituel que nous faisons pour nos diocèses», a ajouté Mgr Dunn.
 
 
D'après un texte de Cindy Wooden, Catholic News Service
 
 
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